Culture Marche à pieds

JOUR 12 – 29 juin – Figeac et Rocamadour

novembre 5, 2020
Pause à Figeac, visite de Rocamadour

La veille nous avons décidé avec Nicolas de faire une pause à Figeac pour reposer nos pieds. J’avais initialement prévue de passer la journée à écrire, mais j’irai visiter Rocamadour. Ce n’est pas la voie que j’ai choisi parmi les trois possibles, mais ce serait dommage de passer à côté ; d’autant qu’une gare dessert le village. En tout cas c’est ce que je croyais.


Vous prendrez bien un quiproquo avec votre petit-déjeuner ?

Je passe une partie de la matinée seule pour rejoindre Nicolas plus tard au centre ville et aller à la gare. Ce matin j’ai rappelé le gérant de notre gîte pour savoir si nous pouvions rester une nuit de plus. La réaction est assez violente et je ne comprends décidément pas sa vision de l’accueil. Rendez-vous est donné une demi heure plus tard dans le gîte directement pour s’expliquer.

Le quiproquo est le suivant : le gîte est normalement fermé, mais Patrice, le gérant, est arrangeant et peut dépanner des marcheurs si les autres gîtes du centre affichent complet. Il a pensé que nous abusions de la situation en restant une nuit de plus, sauf qu’il nous manquait pas mal de variables… L’affaire est arrangée et je découvre une personne très humaine et sympathique. Ha l’importance de la communication ! Et avec tout ça, je commence à être en retard.


Une pause sportive à Rocamadour

Figeac n’est pas immense mais on s’y perd facilement. Je me rends compte à quel point je deviens parfois dépendante de la technologie. Je ne parviens pas à retrouver le chemin d’hier, mais je refuse d’utiliser mon portable. Et au final, je parviens à débusquer mon compère marcheur. Direction la gare de Figeac.

Nous retrouvons Pierre le globe-trotteur rencontré sur le trajet vers Décazeville et nous faisons le trajet tous les trois. Il a beaucoup voyagé et était parti en Amérique du Sud en février. C’est la seule portion de continent qu’il n’avait pas visité, mais il a dû abréger son voyage avec la première vague de la covid. Cette histoire m’en rappelle une autre…

J’apprends qu’en réalité, la gare où nous arrivons s’appelle bien Rocamadour, mais que nous descendons à la périphérie. Il n’y a pas de bus ou de moyen de transport, nous devons marcher 4,5 kilomètres aller puis retour pour nous rendre vers le centre. Finalement, la pause d’aujourd’hui se transforme doucement en une petite étape, le sac à dos en moins.


Rocamadour : un effet ‘waouh’ assuré !

Pour se rendre à Rocamadour côté touriste donc, il faut longer une clairière ; nous sommes quasiment toujours protégés du soleil. Même avec mes claquettes – mauvais choix stratégique – la traversée est calme et agréable.

Nous arrivons vers de la civilisation au bout de 4 kilomètres via une place mais pas de signe de monument historique. C’est en avançant sur quelques mètres – appâtée par un des nombreux restaurants alentour – que je tourne la tête pour découvrir ce que tu peux voir en image principale à cet article.

Je n’avais volontairement pas regardé d’image sur internet, et – je l’avoue – je ne connaissais pas plus que ça Rocamadour ; je savais juste qu’il y’a un fromage qui porte son nom…


Une origine préhistorique ?

Après un repas assez copieux, nous entamons le chemin jusqu’aux différents points de vue aperçus tout à l’heure. Plus je me rapproche plus je me demande comment ils ont fait pour défier à cette époque les lois de la gravité. Il faut d’abord passer la Porte du Figuier puis longer une rue unique- la rue de la Couronnerie – qui nous fait parcourir d’abord les magasins touristiques en tout genre.

Rocamadour compte très peu d’habitants – un peu plus de 600 – mais sa renommée est internationale. Beaucoup de mystères entourent ce lieu, comme par exemple la raison pour laquelle dès le 9ème siècle des pèlerins s’y rendaient. Le corps de Saint-Amadour y aurait été découvert au 12ème siècle, ce qui aurait donné son nom au village.


A voir à Rocamadour ?

Pour te faire une idée et éviter de trop rentrer dans des descriptions à rallonge, les attractions historico-touristiques sont décrites sur le plan ci-dessous. Ce dernier et la légende – agrémentée de quelques commentaires de ma part – ont été trouvés par ici : https://www.vallee-dordogne.com/rocamadour/decouvrir/le-sanctuaire-de-rocamadour. Il y’a aussi de jolies photos pas floues.

  1. Le grand escalier – 216 marches : il paraîtrait que les pèlerins d’antan les montait sur les genoux
    (Je l’ai fait sur quelques marches mais la vidéo ne mérite pas d’être vue)
  2. Basilique Saint-Sauveur
  3. Crypte Saint-Amadour
  4. Chapelle Notre-Dame et sa Vierge Noire
  5. Chapelles Sainte-Anne, Saint-Blaise, Saint-Jean-Baptiste
  6. Palais abbatiale
  7. Chapelle Saint-Michel
  8. Chapelle Saint-Louis
  9. Maison de Marie – Presbytère
  10. Château : la vue est jolie mais il ne se visite pas de l’intérieur. Pour y accéder tu peux suivre une espèce de reconstitution du chemin de croix.

J’ai particulièrement aimé rencontrer la Vierge Noire de la Chapelle Notre-Dame ; j’ai toujours été sensible aux Vierges à l’enfant, sans raison particulière. Lorsque j’en voit une je la prend systématiquement en photo, ce qui fait que j’ai déjà une petite collection.


La descente jusqu’aux monuments suppose une montée au retour…Nous nous donnons du courage avec une glace avec vue sur les collines. C’est un attrape-touriste assez satisfaisant malgré tout.

En repartant vers la gare, je me dis que je suis contente d’avoir pu visiter Rocamadour de cette façon, mais je regrette un peu de ne pas avoir fait une ‘vraie’ pause. Mes jambes tirent et je suis très en retard sur mes articles. Tant pis ?


Prépa d’avant match : combo pizza / Ratz

Je n’ai rien vu du retour en train, que j’ai effectué à nouveau avec Pierre et Nicolas. Le cumul fatigue, marche plus une bière prise à la va-vite en face de la gare – une bière locale et franchement bonne, la Ratz – m’ont fait dormir tout le long du trajet. Je somnole pendant plusieurs minutes au retour à Figeac. Nous quittons Pierre. Quelques Ratz et quelques courses plus tard, nous décidons de manger une pizza sur un banc avec vue imprenable sur le Célé. L’occasion de faire le point sur la journée du lendemain et de prendre une décision quant à la voie à suivre.

Je dois bien avouer que je n’ai pas beaucoup visité Figeac, entre ce matin ou j’étais en retard et au retour où j’étais fatiguée. Mais ! J’ai apprécié le centre ville de type médiéval, avec des rues très étroites par moments, qui débouchent sur des places très vastes et vivantes. Et si je reviens un jour, j’aimerais faire le musée Champollion. Celui qui a officiellement déchiffrer le langage hiéroglyphique en 1822 est originaire de Figeac.

Avant de nous coucher nous regardons comme une habitude les dernières vidéos du Renard Vagabond, la chaîne Youtube de Yahn, rencontré lors de mon 4ème jour de marche.


Je n’ai pas pris beaucoup de photos, du coup je les regroupe toutes ici :

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