Culture Marche à pieds

JOUR 13 – 30 juin – À flan de falaise

novembre 7, 2020

Figeac – Corn : 16 km

Maintenir la tradition ou varier les plaisirs ?

Hier j’ai dû faire un choix difficile entre 2 voies différentes, ayant déjà retiré Rocamadour des propositions en allant la visiter. Et j’ai choisi… roulement de tambours : la voie du Célé !

Je voulais d’abord suivre la route traditionnelle, mais le Célé est apparemment plus sauvage ; on longe la rivière et on avance entourés de falaises et d’histoire. Je reste avec Nicolas comme une évidence, c’est un bon compagnon de marche. Et le canoë c’est mieux à deux ! Les autres marcheurs ont choisi la voie normale et suivront le GR65. J’espère les revoir à Cahors, point de chute des différents chemins.


Grimpe, grimpeur, grimpons

Nous sommes partis du Pas si loin encore plus tard que d’habitude, mais en laissant une bouteille de vin achetée la veille à Patrice pour le remercier de nous avoir permis de rester dans son gîte. Le temps de faire quelques achats de première nécessité et c’est parti pour l’inconnu. Je suis impatiente de découvrir la vallée du Célé, il paraît que le changement de paysage est net voire brutal.

Et après à peine vingt minutes de marche, ça ne monte pas, ça grimpe sur plusieurs kilomètres. Est-ce que toutes les villes sont dans un creux ? On ne sent pas la descente mais par contre on subit la montée à chaque départ ? Nous voyons au loin deux dames qui ont l’air de bien avancer ; j’invite Nicolas à accélérer parce que j’aimerais les doubler par défi. Même si, avec toutes les pauses qu’on fait elles risquent bien de nous dépasser à leur tour.


Un village, une Ratz

Les chemins parcourus ce matin sont variés : d’abord de la forêt qui mettent ma transpiration à rude épreuve. Mais qu’est-ce que ça fait du bien ! Puis on parcourt des chemins bétonnés sans croiser pour autant de véhicule. La vue est dégagée, on profite de points de vue sur les forêts du Quercy et les villages alentours.

La grimpette continue jusqu’à Faycelles en Quercy, premier village très calme rencontré sur le parcours. On en profite pour faire une courte pause dans un café, pour initialement boire un café. Mais il y’a des Ratz à la carte alors…on boit une Ratz. Nous repartons l’esprit léger, les maisons en pierre sont typiques de la région et donnent envie de s’installer.

C’est à Béduer, le village suivant, qu’on bifurque officiellement d’un GR à l’autre ; on en profite pour y faire une pause déjeuner avec vue sur le cimetière…et donc sur une source d’eau potable !


S’en suivent des chemins de terre et des sous bois. L’ombre est du mauvais côté et je crame ; de temps en temps j’aperçois le Célé mais il est peu accessible à la baignade. Quelques kilomètres plus tard, ce sont des champs – de blé et de maïs – qu’on traverse. Il n’y a personne et les lieux-dits semblent coupés du monde.

C’est à partir du village de Boussac que l’environnement change. Oui la chaleur est toujours écrasante, mais on aperçoit nos premières falaises. C’est magnifique, je me sens toute petite. C’est entourés de ces dernières et du Célé que nous arrivons à Corn.


First stop : Corn

Je m’attendais à un autre lieu-dit, mais Corn est assez grand. De style médiéval avec ses maisons en pierre, l’endroit a la taille d’un village, et a même quelques attractions touristiques comme des grottes ou un château : le château de Goudou !


Difficile par contre de trouver des autochtones, mais à force de persévérance nous arrivons à trouver la réponse à notre interrogation principale : y’a-t-il un endroit où camper ?

Il faut, comme c’est souvent le cas pour ce type de lieu, sortir du village avant de trouver la salle des fêtes. L’endroit est désert, mais l’espace est bien aménagé : on y trouve un immense espace vert, un abri couvert et de l’eau. Des ardoises agrémentés de messages et de dessins nous indiquent que d’autres pèlerins sont venus récemment ; je les croiserai peut être plus tard dans l’aventure ?

Nous plantons la tente au bord du Célé et décidons de tenter une baignade. Je l’ai fait par principe mais l’eau est encore très froide.


L’après-midi touche à sa fin, je décide de laver mes vêtements en sentant que c’est une fausse bonne idée et je profite de mon temps libre pour réorganiser mon sac.

La nuit tombe rapidement quand on appuie pas sur un bouton ; je m’endors plutôt rapidement dans la fraîcheur de la soirée.


Les photos dont je ne sais pas quoi faire sont par ici :

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