Culture Marche à pieds

JOUR 16 – 3 juillet – Le jardin anglais

mai 11, 2021

JOUR 16 – Marcilhac sur Célé – Cabrerets : 20 km de kayak

Du coca au petit-déjeuner ?

Je me suis transformée en glaçon pendant la nuit. Heureusement, je me réchauffe avec le petit-déjeuner sucré mais imparable du gîte que nous avons pensé à réserver la veille. Pendant la nuit une bouteille vide d’un litre de Coca est apparue dans le salon et la dame qui nous tenait compagnie dans le dortoir a disparu. Drôle de goût au matin.

Rendez-vous a été pris la veille avec Passion Aventure à 9h30 pour une étape de 20km. Nous avons voulu partir plus tôt pour à la fois prendre le temps de ramer et trouver facilement un lieu où dormir une fois arrivés. Nous passons remercier nos hôtesses du Titruc, le bar de la veille, pour le gîte et le couvert, et c’est parti !


Le héron flou cendré

Comme la veille j’ai mis des vêtements complètement inappropriés pour l’activité. Par soucis du poids de mon sac c’est bien tout ce que j’ai. Et comme hier, le temps reste partiellement couvert mais il ne fait pas froid. Les gestes sont plus fluides, le paysage reste incroyable.

Par endroits l’eau est très peu profonde, Nicolas – c’est ma revanche de la veille – descend souvent du kayak pour nous aider à avancer. Il y’a quelques rapides mais tout le chemin est facile à apprivoiser.

Un héron cendré nous nargue le long du trajet. Je tente de le prendre en photo mais armée seulement de mes capacités de prendre des photos floues, je ne parviens à rien.


La guerre des sandwichs

Il y’a enfin un peu d’animation sur une petite plage au niveau de Sauliac-sur-Célé, ce qui nous pousse à nous y installer pour le repas. Et on se fait plaisir : sandwichs, fruits et légumes, vin. Il y’a autant d’hommes que de chiens, ce qui nous pousse de temps en temps à nous battre pour conserver notre nourriture.

Nous traînons et quand nous réalisons l’heure qu’il est nous ne prenons pas le temps de visiter Sauliac-sur-Célé. Nous reprenons la navigation souriants, la mise à l’eau est rocambolesque.

Pas loin de l’arrivée nous passons vraiment collés serrés vers une falaise, c’est l’occasion de faire une séance photos improvisée !


L’arrivée à Cabrerets en toboggan

Plusieurs indices me font comprendre qu’on approche de l’arrivée. Des messages d’encouragement d’abord, et puis toujours des maisons semi-troglodytes. Et puis, pendant quelques minutes on longe ce qui doit être Cabrerets. Ma première impression est bonne, on aperçoit des maisons en pierre d’un autre âge, et un château qui habille une falaise.

Je me demande si Cabrerets a été bâti comme ça, le long du Célé, pour des raisons pratiques et/ou économiques. Comme c’est le cas de certains villages qui sont coupés en deux et construits autour d’une route. Je préfère la première idée.

Un toboggan marque la frontière entre notre quasi solitude de la journée et des baigneur.se.s qui jonchent la petite plage du site.


Passion voyage en kayak

En attendant Passion Aventure, nous prenons un bain de soleil sur une dune de gravillons, lequel s’est – bien – levé depuis quelques minutes, nous permettant de faire sécher nos vêtements. Nous discutons avec un couple qui a parcouru des milliers de kilomètres en kayak. Ils choisissent une destination et tentent de s’y rendre en étudiant les différents cours d’eau existants sur leur trajet. Respect.

Une fois nos sacs sur le dos, nous partons à la recherche du camping municipal pour voir s’il est possible d’y planter une tente pour la nuit. Pour une fois, nous ne sommes pas seuls : le camping est composé en majorité d’étrangers, et nos voisins sont des Wallons qui parlent uniquement le wallon. C’est compliqué de communiquer avec eux, mais assez drôle.

L’installation de la tente et une douche plus tard, nous partons à la découverte de Cabrerets.


Un village d’artistes bourgeois bohèmes

Cabrerets est en réalité assez vaste pour un village. Il longe le Célé mais le centre ville se situe dans les terres. A ma première impression avec les maisons en pierre s’ajoute le pendant artistique de la ville : sculptures, mosaïques, poteries ou structures métalliques investissent pleinement le centre.

Il y’a comme une ambiance bohème, et la visite du village un soir d’été et sans sac me donne l’impression d’être en vacances. Mes bras et mes jambes engourdies me rappellent que c’est à moitié le cas, et que c’est quand même super sportif pour des vacances.

Sur ce qui semble être la place principale du village, on trouve La Roue, un restaurant où nous nous installons le temps de boire un ou deux Picon. Le jazz qui passe en fond et les serveur.se.s qui composent le lieu renforcent l’ambiance bohème du village.


Le jardin anglais de Cabrerets

Le lieu est parfait mais ce n’est pas vraiment notre budget pour le repas. Nous continuons un peu, beaucoup de structures sont fermées. En avançant je remarque un jardin avec une décoration qui me fait penser sans réfléchir à Alice au Pays des merveilles, pendant la Tea Party avec le Chapelier Fou. Ce sera ici que nous mangerons.

Impossible de ne pas trouver du cachet à ce restaurant tenu par un anglophone attachant et très motivé à nous faire passer une bonne soirée. Nous sommes seuls mais il est seul également et essaie de tout gérer. Même si j’ai pu noter quelques anicroches, comme l’attente, le mélange entre fait maison et surgelé par exemple ou les fautes d’orthographes sur le menu, j’ai adoré. Le lieu est magique, les plats végétariens d’inspiration méditerranéenne étaient bons et la bouteille de Cahors, presque donnée, les accompagnaient parfaitement.

Nous avons tellement mangé et bu. Je claque des doigts mais la téléportation ne capte pas ici. Notre voisine la compagnie wallonne rentre en même temps que nous. Pour un vendredi soir, c’est sage, mais il faut dormir. Demain la marche à pieds reprend.


Les photos dont je ne sais pas quoi faire sont par ici :

1 Comment

  • Reply
    Hans
    juillet 10, 2021 at 5:21

    So great to see you are doing fine 🙂

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