Culture Marche à pieds

JOUR 3 – 20 juin – Welcome in Occitanie !

juin 24, 2020
Saugues – Le Rouget : 31,5km / 42800 pas 

J’ai longuement hésité pour sortir de Saugues, car mon sens de l’orientation me joue parfois des tours. Mais heureusement, des statues entouraient la ville et m’ont montré el camino !

J’ai mal calculé mon trajet sur la journée et je me suis retrouvée à faire 7km de plus. Je relativise, mon record imbattable a eu lieu au Portugal (Poke à ma bienfaitrice Carole D.) avec un écart de prévision de…15km ! Le calcul, une passion avortée trop jeune ?

Cette étape est très jolie, plus douce qu’hier, avec une altitude maximale à 1400m. Saugues était déjà à environ 1000m d’altitude. J’ai alterné entre chemins bétonnés mais jolie vue, et de la forêt. Soit le type de chemin que j’aime le moins, parce que des bâtons qui tapent sur le béton c’est pas agréable à l’oreille. Et celui que j’aime le plus pour l’odeur du bois, des sapins quand il y’en a, et son côté ombragé.

Ce sont surtout les pins sylvestres, utilisés pour faire de l’huile essentielle, qu’on retrouve un peu partout. Le hêtre, apparemment plus noble, le talonne.

On sent encore la main de l’homme sur cette étape via des champs et des prairies qui composent la suite du chemin. Malgré tout, elle se perd le long du trajet pour laisser la place à une nature de plus en plus plus sauvage.


Jean-Michel Transition…à vous !

Le chemin arrive doucement au Domaine du Sauvage. Et là, tu ouvres les yeux. D’abord parce que de nombreux pèlerins en parlent ; et en parlent en bien. C’est rare car il y’a autant de pèlerins que d’avis sur le chemin, de ressentis etc. Le Domaine du Sauvage ou ‘Domaine des Templiers du Sauvage’ est une ferme fortifiée en granit. Lieu associatif d’agriculteurs, il sert d’hébergement aux pèlerins. Les plats proposés viennent directement de l’exploitation des membres concernés.

Une fois sortie de ce bout de paradis, je retrouve une portion de route bétonnée, je pleure, jusqu’à me rendre compte que je change de département en arrivant en Lozère et en Région Occitane. Ça sent les cigales et le Cahors tout ça !

Je passe au niveau de la Chapelle St-Roch, qui semble être un lieu fortement apprécié des campeurs. Peut-être qu’il était aussi le gérant du camping de Montpellier au 13ème siècle ?


Tu dors où ?

Sur le chemin et à 3km de mon arrivée initiale, je fais la connaissance de Sandra. Elle fait partie des pèlerins qui voulaient faire le chemin complet à compter de février / mars et qui ont dû faire avec la situation. Son chemin s’arrêtera à Conques par manque de temps.

Déçue par mes précédents hébergements j’ai décidé de ne plus réserver et de me laisser guider. Je suis Sandra au Rouget, une bourgade avant la grande ville de St-Alban-sur-Limagnole, que je décide de visiter le lendemain.

Je suis contente de poser mes affaires dans cet environnement. Enfin un vrai gîte où l’on peut se faire couler un café, manger des gâteaux sans avoir à raquer pour la moindre chose que l’on touche. La gérante, également exploitante avec son mari d’une ferme, a du caractère ! Je suis étonnée qu’elle sache si bien comment accueillir un pèlerin, alors qu’elle n’aime pas la marche.


Premières douleurs…

Le bas du dos me fait violemment mal quand je le palpe, mon pied a comme un air de début de tendinite. La solution est toute trouvée : j’arrête de les toucher. J’espère que ça va passer, avec une étape demain plus légère en termes de kilomètres.


Les photos dont je ne sais pas quoi faire sont par ici :

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